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Représentation de Voltaire

 

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Jardinier

Il apporta un grand soin aux vergers, potager et jardins de son château et à ceux de Ferney.

Les urbanistes du XVIII° siècle attachèrent beaucoup d'importance aux jardins et aux promenades. Voltaire ne fit pas exception à la règle et son ami le pasteur Moultou  qui trouvait les jardins et les terrasses  de Ferney  magnifiques, ajoutait "il n'y a pas de jour où M.de Voltaire ne mette  "des  enfants en nourrice". C'est son terme pour dire qu'il plante des arbres: il y préside lui-même."

Le Patriarche se flattait d'avoir introduit en France la pratique du jardin à l'anglaise, mais la margrave d'Anspach tempérait ces prétentions en notant  que ses manières françaises prenaient le dessus et " qu'un parterre et un jet d'eau étaient  de grands embellissements à ses yeux."
Comme il avait été "son propre architecte", Voltaire se fit aussi "paysagiste". Mais les jardins qu'il aménagea, s'ils reprennent les grands principes de l'époque, n'ont pas la rigueur de ceux  préparés par des professionnels.
Les maisons, au bord de la rue de Gex, côté château , avaient une petite cour côté rue et des jardins potagers exclusivement à l'arrière.
Au bas de l'avenue et en face, Voltaire fit bâtir, pour son ami Henri Rieu, une maison environnée de jardins et de vergers sans destination, semble-t-il, autre qu'utilitaire.
Au nord de la rue de Gex, le marquis de Florian, mari de la seconde nièce du Patriarche, acheta une superbe propriété de près de 20 hectares sur laquelle son "oncle" lui fit bâtir une maison baptisée le "Bijou", et aménager des vergers, des potagers et comme au château un grand jardin "à la française" avec pièce d'eau centrale et une carpière.

Au château, le parc proprement dit, d'une surface d'environ 5 hectares était entièrement clos d'arbres et de buissons en berceau ménageant une promenade de près de 700 mètres; à la vue des Alpes des berceaux en arcades savamment ménagés permettaient de jouir du paysage.


Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps,
Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger. Puissent tous les hommes se souvenir qu¹ils sont frères !

« Prière à Dieu »,

Voltaire, Traité sur la tolérance.

 

L'absurdité de l'intolérance sera un jour reconnue, comme celle de l'horreur du vide et toutes les bêtises scholastiques. Si les intolérants n'étaient que ridicules, ce ne serait qu'un demi-mal, mais ils sont barbares, et c'est ce qui est affreux. Si je faisais une religion, je mettrais l'intolérance au rang des sept péchés mortels;


Voltaire à Schomberg, 4/8/1769

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